Gorillaz

                                                                                Gorillaz

Psyché , DéMoniaque



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# Posté le dimanche 08 juin 2008 12:29

Modifié le dimanche 08 juin 2008 13:42

Puppet mastaz



Du bon son bien delirant que j' ai decouvert depuis peu .

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# Posté le dimanche 08 juin 2008 12:19

Augustus pablo

                                                                            Augustus pablo
encore un grand monstre du reggae , avec un jeu de melodica epoustouflant

sa bio :

Encore un grand incontournable du « roots rock reggae », un de ceux qui a marqué durablement le reggae et son histoire, non pas tant par l'indéniable qualité de sa production que par sa magnifique sensibilité musicale. En fait, il y a quelque chose de bien particulier chez Augustus Pablo et on met un certain à trouver quoi justement. Après tout, c'est un rasta parmi tant d'autres, un dread man caché chez les dread men, un nyabinghi descendant de temps à autre de sa montagne les jours de marché, un musi...non ! Ce qu'il y a chez lui qu'on ne retrouve pas ailleurs c'est une mélancolie, cet air d'être toujours absent, comme en attente d'on ne sait quelle fatalité. Ca se voit dans ses yeux, ça s'entend aussi à travers son mélodica, pas vraiment un piano ni vraiment une harmonica, pas vraiment du classique pas vraiment du blues, une hésitation entre un reggae visionnaire et messianique (cf Marley ou Spear) et un reggae triste (Gladiators).

En fait, Horace Swaby (de son vrai nom) aura été un grand mélancolique, à toujours vivre dans ses studios d'enregistrement (il ne fera que très peu de tournée), isolé, travaillant ses morceaux comme un génie timide et misanthrope avec la même bande de musicos, en l'occurrence les indémodables Barrett (Aston et Carlton). De studio d'enregistrement en studio d'enregistrement (Randy, Tuff Gong, King Tubby), on le voit jouer avec Jacob Miller, Dillinger, The Heptones ou encore Horace Andy. Il monte trois labels (Hot Stuff, Message et Rockers) et continue d'égrainer les platines de son dub bluesy et triste, comme un Pierrot Lunaire qui ne demande pourtant pas la lune. Il commence au début des années 70 quand un certain Marley lui demande de venir jouer du clavier pendant un enregistrement des Wailers sous la houlette de Lee Perry. Après quelques singles, il se fait connaître avec "This is Augustus Pablo" en 74, album mystique et mythique (dans lequel tu trouveras le titre fondateur « Java » de 72 et dont Aswad fera une reprise).

En fait, la plupart de ses bons enregistrements datent des années 70 mais ne sortiront dans les bacs que dans les années 80-90 : sortie en 2001 pour Original Rockers (1972-75), sortie en 2002 pour son East of the River Nile (1977), sortie en 97 pour l'album de Lee Perry Arkology dont Augustus assure les claviers et qui fut enregistré en 1975, sortie en 1992 pour son Ital Dub de 1974 (chez Trojan), etc. On a même l'impression que sa tardive renommée n'a fait qu'en rajouter à sa mélancolie première.

Mort en 99 à l'âge de 45 ans comme une étoile qui s'éteint, le far west du reggae ne sera plus le même...


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# Posté le dimanche 08 juin 2008 12:13

L.k.j

                                                                          L.k.j
Linton Kwesi Johnson, la légende vivante du reggae

LKJ est l'un des derniers monstres sacrés du reggae. Poète avant d'être artiste, il est un des grands artisans de la lutte pour la cause noire en Grande-Bretagne et en Europe. Armé d'un militantisme et d'un talent toujours intacts, la star jamaïcaine n'a pas changé de route. A l'occasion de la sortie de son dernier album Live in Paris, il revient pour Afrik sur sa démarche artistique, sur les fondements de sa quête et dresse un bilan général du combat pour l'égalité raciale.


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# Posté le dimanche 08 juin 2008 12:08

Dub Musique !!

                                                                                  Dub Musique !!

Tout commence à la fin des années 60, à Kingston, Jamaïque, aujourd'hui devenue la capitale mondiale du reggae. Osbourne Ruddock, futur King Tubby (de l'anglais "tube", en référence à un sobriquet d'enfance raillant son embonpoint), producteur de reggae et passionné d'appareils électriques en tous genres (radios, téléphones...) qu'il démonte, transforme et remonte à longueur de journée, expérimente de nouvelles techniques de mixage en gravant ses "dub plates". Le terme, traduction littérale de "disques (plates) copiés (dub)" désigne des "laques", c'est-à-dire des disques en acétate de cellulose servant de disques moules utilisés pour graver en série les disques vinyles. Les DJ jamaïcains de l'époque avaient beaucoup recours à ces laques, exemplaires uniques qui leur servaient à tester sur le public leurs morceaux dans les soirées et autres sound systems de l'île, dans lesquels ils se produisaient. Si leurs dub plates suscitaient l'enthousiasme, ils étaient ensuite pressés officiellement sous la forme de vinyles destinés à la commercialisation.

En 1968, King Tubby, alors propriétaire du studio "Tubby's home town hi-fi", a l'idée de graver ses dub plates de manière à amplifier l'espace sonore du couple basse/batterie, en atténuant les voix sous des effets de réverb. Sans le savoir, il créé ainsi le dub, qui deviendra plus tard un style de production à part entière. La petite histoire veut que cette prétendue expérimentation soit en réalité née d'une erreur de manipulation, mais le propre de la petite histoire est qu'elle est invérifiable, et si elle séduit par sa cocasserie, il ne faut lui accorder qu'un crédit limité. Du reste, peu importe que King Tubby ait inventé le dub volontairement ou inconsciemment, le fait est que c'est par lui que tout est parti, et le consensus est total sur ce point.

En 1972, l'acquisition d'un magnétophone à deux pistes lui offre la possibilité d'expérimenter de nouveaux effets de sons pour la plupart bricolés par ses soins sans pour autant devoir les graver sur laques. Il utilise pour cela des musiques réalisées par des musiciens comme Lee Perry ou Bunny Lee; n'oublions pas que Tubby est avant tout un producteur, et que toutes ses expérimentations autour du dub se sont faites à partir des disques des autres. Troquant rapidement son deux pistes contre un quatre pistes, il peut alors séparer les parties de basse, de batterie et de voix des autres instruments et réaliser des mixages plus élaborés, laissant libre cours à son imagination débridée. Le terme "dub plates" se raccourcit et devient "dub", mutation s'accompagnant d'un glissement sémantique: le dub devient la dénomination couramment utilisée pour désigner les versions remixées, sans les voix le plus souvent, des titres de reggae. Il semble que le raccourci soit apparu pour la première fois dans les Sound Systems jamaïcains de l'époque, ou le public, de plus en plus demandeur de ce type de remixes, réclamait des "dubs" plutôt que des version chantées.

Le dub restera cette variante bidouillée du reggae pendant vingt ans, avant de connaître un nouvel essor au début des années 90 en Angleterre. Néanmoins, certains musiciens jamaïcains oseront entre temps franchir le pas en composant des albums intégralement dub, qui sortent dans la première moitié de la décennie 70; ces téméraires se comptent sur les doigts d'une main; citons Lee "Scratch" Perry, et son légendaire "Blackboard jungle dub" (sur le label Upsetter, mixé par King Tubby) où des effets stéréo apparaissent pour la première fois, Linton Kwesi Johson, fer de lance du mouvement "dub poetry", Errol T, Keith Hudson ("Pick A Dub"), Joe Gibbs ("African Dub"), ou Augustus Pablo, célèbre pour avoir popularisé le mélodica, et dont l'album "King Tubby meets rockers Uptown" repose au Panthéon discographique de beaucoup de puristes.



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# Posté le samedi 07 juin 2008 13:19